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23 octobre 2007 | Imprimer cette page

L’éducation constitue la meilleure arme contre le VIH/SIDA

par N. Wihlm

Selon l’UNESCO, la généralisation de l’enseignement primaire pourrait éviter la contamination de 700 000 jeunes par an. *

La lutte contre l’épidémie passe par de multiples approches, et l’on sauve des vies supplémentaires en intégrant une information de qualité dans les programmes scolaires.

L’UNICEF a suivi de près deux projets autour des enfants.

1) Ecole primaire de Katlehong, Lesotho

Chiffre accablant en Afrique australe : au Lesotho, au Malawi, au Swaziland, en Zambie et au Zimbabwe, trois millions d’enfants ont perdu au moins un de leurs parents à cause du VIH/SIDA. La plupart d’entre eux sont confiés à des membres âgés de leurs familles et beaucoup se sont retrouvés eux-mêmes à la tête du ménage.

Les agences des Nations Unies ont entrepris de s’attaquer à cette crise humanitaire. Au Lesotho, l’enseignement primaire est devenu gratuit depuis 2000, ce qui provoque une véritable révolution parmi les jeunes de ce pays. De plus, les écoliers reçoivent un repas grâce au programme d’alimentation scolaire du Programme alimentaire mondial.
Beaucoup d’orphelins ont repris le chemin de l’école, et les enseignantes de Katlehong débordent d’idées et d’enthousiasme : elles plantent des potagers modèles pour parler de nutrition et apprendre aux enfants à se débrouiller seuls, elle écrivent des pièces de théâtre pour sensibiliser les jeunes aux problèmes du VIH/SIDA... Ainsi l’école enseigne des aptitudes de vie et constitue un pont avec la communauté.

2) Les enfants de la troupe de théâtre de Chigata, Côte d’Ivoire

A Abidjan, l’association Chigata vient au secours de plus de 800 enfants infectés ou affectés par le VIH/sida. En plus des services sociaux de base, elle permet aux enfants de témoigner de leur condition par des pièces : le sida fait peur et l’ignorance provoque le rejet, mais le théâtre permet de lutter contre cette stigmatisation de la communauté.

L’équipe de Chigata, à force d’être confrontée aux difficultés de la prévention ou à la question des aînés de fratries devenus chefs de famille au moment de la mort des parents, a eu l’idée de faire jouer par les enfants des pièces de théâtre sur ces thèmes. A travers des scènes courtes mais souvent poignantes, les spectateurs découvrent le quotidien de ces enfants.

« Les enfants expriment des situations vécues, explique le metteur en scène Ahmed Kané. Et ils sont en plus valorisés par l’évènement que constitue la représentation devant un public ».

Cette activité prend de l’essor, et l’association envisage de se produire devant un public plus important que celui des écoles, des institutions, des entreprises, devant lequel les enfants jouent pour le moment.


Source : www.unicef.fr

* Sur l’éducation et le VIH : www.educaids.org