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10 novembre 2004 | Imprimer cette page

LES FEMMES A L’HEURE DES NTIC AU TOGO

par Kouma Laurent Dekalikan

Les femmes Togolaises ont toujours montré leurs capacités à participer au développement économique du pays. Ceci nous rappelle les fameuses NANA BENZ, (les grandes dames du Grand marché propriétaires des voitures prisées de luxe de marque Benz).
Elles sont les véritables détentrices des clés de l’économie nationale notamment dans l’import et export des tissus, des produits cosmétiques, des denrées alimentaires et j’en passe.

Elles sont très présentent dans le secteur public avec pour option le secrétariat bureautique, et informatique, pour leur vie professionnelle.

Celles des milieux ruraux possèdent de nombreuses compétences surtout en matière d’artisanat et de culture, malgré qu’elles soient souvent analphabètes.

D’autres déjà actives dans les coopératives sont très marquées par les différents avantages liés à l’utilisation des NTIC. Beaucoup sont celles qui n’ont pas reçu une formation concernant la manière d’utiliser les NTIC de façon concrète.

Les NTIC peuvent faciliter les échanges de connaissance et d’expériences et aussi jouer un rôle dans l’organisation d’activités, l’accès à des informations pertinentes.

Sur le plan sociopolitique, il est essentiel que les femmes soient conscientes et informées de leur droit et de leur rôle en tant qu’actrices de changement et de progrès. Les NTIC leur sont d’une grande utilité sur ce plan, en augmentant la visibilité des femmes, et favorisant la communication pour une mise en valeur de leur, compétence.

Pour les femmes et les jeunes filles, l’accès aux NTIC doit être perçu au même titre que l’accès à l’eau potable, aux soins de santé reproductive, à l’éducation et à l’emploi pour une participation réelle au développement durable.

Il faudrait donc que ce nouvel outil ne soit plus considéré comme un passe temps de luxe pour les plus nantis, mais qu’il soit un potentiel transformateur positif de la qualité de la vie des collectivités pauvres et marginalisées.

Si ailleurs en Afrique, les femmes commencent aujourd’hui à exploiter le potentiel des TIC en tant qu’outil de renforcement des capacités et de développement humain, l’exemple doit faire école ici au Togo, afin qu’une harmonie dans le développement des femmes sur le continent soit perceptible dans leur vécu quotidien. Pour ce faire, il importe de créer dans des villes et dans les milieux ruraux, des centres d’accès aux NTIC, à l’instar des télécentres où elles doivent être formées à l’utilisation de l’informatique et l’Internet . Ces lieux doivent véhiculer les informations sanitaires, agricoles, économiques dont le prix des produits agricoles et artisanaux sur les marchés urbains, et la mise en réseau avec des associations sœurs à l’autre bout du monde. Ils favorisent les échanges d’expériences et de partage de connaissance et du savoir faire.

Les associations qui s’impliquent dans la vulgarisation de ces TIC doivent prendre pour cible les femmes tant des milieux urbains que ruraux, en leur expliquant le bien fondé de l’usage de cet outil et son poids dans le développement socio économique afin que les 57% de la population togolaise que constituent les femmes ne soient pas mis à l’écart dans le processus de réduction de la fracture numérique auquel nous sommes tous appelés

Ces efforts méritent d’être soutenus par les pouvoirs publics ; mais malgré leur bonne intention qu’ils affichent, la crise socio politique et économique des années 90 qui n’a pas encore trouvée une issue favorable , a fait de ces responsables qu’ils ont leurs préoccupations plus ailleurs que celle-ci.
Certes des initiatives isolées tentent de remédier à la situation mais s’avèrent insuffisantes, onéreuses, et avec peu de sensibilisation et de motivation.

ALORS AVIS AUX BONNES VOLONTES.