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25 août 2002 | Imprimer cette page

Quizz

par Francine Lefranc

L’origine de la journée de la femme


Contexte

La Journée internationale de la femme a pour objet de faire valoir le droit des femmes à l’égalité sur la scène internationale. L’idée de cette journée a pris naissance en Amérique et en Europe au début du siècle, dans le but à l’époque de faire reconnaître les droits des femmes et d’obtenir pour elles le suffrage universel. La Journée internationale de la femme est devenue une réalité de 1913 à 1917, lorsque les femmes tenaient des rallyes pour protester contre la guerre ou exprimer leur solidarité avec leurs sœurs. En décembre 1977, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution proclamant la Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale.
Depuis lors, les femmes ont fait de nombreux progrès dans les pays développés et en voie de développement : de nombreux États ont adopté une constitution garantissant l’exercice des droits de la personne sans discrimination fondée sur le sexe, des campagnes de vulgarisation juridique et autres ont été mises en œuvre pour informer les femmes de leurs droits et leur garantir l’exercice de ces droits, la collectivité mondiale a clairement dénoncé la violence contre les femmes comme étant une violation de leurs droits fondamentaux et les Nations Unies et de nombreux États membres se font maintenant un devoir de tenir compte explicitement de la problématique de l’égalité des sexes dans leurs programmes et politiques.
Bien qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, on peut dire que la voix des femmes se fait aujourd’hui entendre. Le 8 mars, c’est l’occasion de saluer les réalisations des femmes et de faire valoir leurs besoins et leurs préoccupations sur la scène nationale, régionale et internationale.

Qu’est-ce que Beijing +5 ?

C’est l’évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la Plate-Forme d’Action de Beijing par l’ensemble des acteurs, depuis le Forum des ONG qui s’est tenu à Huairou en 1995 et la Conférence Mondiale sur la Femme qui s’est tenue à Beijing du 4 au 15 septembre 1999.
Les résultats du processus d’évaluation ont été examinés lors de la Session Spéciale de l’Assemblée Générale des nations Unies, qui se tiendra à New York du 5 au 9 juin 2000. Le thème du Processus d’évaluation est Femmes 2000 : Egalité de genre, développement et paix .
Ce thème est le même depuis la Troisième Conférence Mondiale sur la Femme, du fait que ces questions continuent à être à l’ordre du jour pour la promotion des femmes dans le monde.

Qu’est-ce que le développent durable ?

Le concept
La définition la plus communément admise pour le concept de développement durable est celle qu’a établie la Commission mondiale sur l’environnement et le développement (Commission Brundtland -1987 Notre Avenir à tous soumis à l’Assemblée Générale des nations Unies) :

" Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. "
L’expression « développement durable » qualifie le plus généralement un développement respectant simultanément les trois critères de finalité sociale, de prudence écologique et d’efficacité économique.

A ce triangle d’objectifs est associé un ensemble de règles permettant une bonne gouvernance de la démarche en faveur du développement durable.
La conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement réunie à Rio en 1992 a élaboré un programme, L’Agenda 21, visant à une " intensification des efforts nationaux et internationaux entrepris pour encourager le développement durable et écologiquement rationnel dans tous les pays"
"C’est un programme qui reflète un consensus mondial et un engagement politique au niveau le plus élevé sur la coopération en matière de développement et d’environnement. L’Agenda 21 est un programme dynamique.
Il sera mené par les divers acteurs selon les situations, les capacités et les priorités différentes des pays et des régions, dans le strict respect de tous les principes énoncés dans la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement. Il peut évoluer avec le temps, en fonction des besoins et des circonstances. Ce processus marque la naissance d’un nouveau partenariat mondial pour le développement durable."

Préambule du rapport de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement de Rio - 1992.

Parallèlement aux initiatives inscrites dans les Programmes de l’ONU, et notamment celles décidées dans le cadre des grandes conférences internationales (Le Caire en 1994, Copenhague en 1995, Istanbul en 1996, Kyoto en 1997 et Buenos Aires en 1998), l’ Union Européenne affiche des objectifs de développement durable en les inscrivant dans le Traité de Maastricht (1992) puis dans celui d’Amsterdam (1997), et les met en oeuvre dans le cadre du Programme Communautaire pour l’Environnement et le Développement Durable.
Le suivi et l’évaluation de ce programme et des engagement qui lui sont associés, sont assurés en ce qui concerne la France par la Commission Nationale du Développement durable.

Les principes du développement durable

Les principes qui orientent le développement durable sont les suivants :

- Précaution : éviter les risques d’irréversibilité
- Prévention : mieux vaut prévenir que guérir
- Gestion sobre et économe
- Responsabilité : qui dégrade doit réparer
- Participation : tous concernés, tous décideurs, tous acteurs
- Solidarité : contribuons à un monde plus équitable et léguons à nos enfants un monde plus viable.

Le développement durable suppose aussi la recherche permanente de l’innovation.
Ces années récentes ont été marquées par des efforts tendant à mettre en oeuvre concrètement des stratégies et des actions de développement durable et à mobiliser le volontariat des acteurs publics et de la société civile.

Qu’est ce que la Section J ?

La Section J Femmes et médias du PAB (programme d’action de Beijing adopté par les États Membres de l’ONU en 1995) dégage cinq points essentiels du thème Femmes et Médias. Ce sont :

- Les progrès de la technologie de l’information, en particulier la capacité des réseaux de communication à traverser les frontières nationales, qui présentent des avantages tout comme des désavantages pour les femmes ;
- La croissance du nombre de femmes travaillant dans le secteur des communications, bien que cela n’ait pas influé sur un plus grand accès au pouvoir et à la prise de décision pour elles dans les organisations médiatiques ; les femmes ne sont pas non plus en mesure d’influencer les politiques relatives aux médias ;
- Le manque de sexo-spécificité dans les politiques et programmes des médias ; la promotion accrue de la consommation ; et la nécessité d’établir des mécanismes d’auto réglementation pour les médias ;
- La représentation stéréotypée des femmes qui persiste dans les médias et le nombre croissant d’images violentes et pornographiques ;
- Les obstacles à la capacité des femmes d’avoir accès à l’inforoute électronique ; et la nécessité de faire participer les femmes au développement et à la dissémination des nouvelles technologies de l’information.

Pour connaître le texte intégral : http://www.womenaction.org/csw44/altrepfr.htm

Qu’est ce que la Parenté conjointe ?

http://www.famafrique.org/parenteconjointe/accueil.html

Qu’est ce que le concept du genre ?

Le concept du genre qui apparaît dans les années 80, ne cible pas les femmes comme un groupe à part. Il s’intéresse aux rapports sociaux entre les sexes, à leurs interactions, et met en évidence la construction sociale des rôles féminins et masculins ainsi que la hiérarchie qui marque cette forme de relations.
L’approche du genre permet de mettre en évidence les différentes fonctions assurées par les un-es et les autres. Elle introduit directement dans le langage le fait que la différence homme/femme n’est pas seulement biologique.

Parler de "genres", plutôt que de "sexes", c’est dire qu’être une femme ou un homme se vit de telle ou telle manière dans telle société. C’est définir les femmes et les hommes en insistant sur les caractéristiques culturelles, car c’est dans leurs relations sociales qu’hommes et femmes sont différents.
La manière de choisir un-e partenaire, le droit d’accéder à la propriété ou d’hériter, la liberté de circuler varient d’une société à l’autre et évoluent aussi dans le temps. Les relations de genre ne sont pas figées. Dès lors, les inégalités dont sont victimes les femmes peuvent être modifiées.