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8 janvier 2013 | Imprimer cette page

Quel est le rôle des technologies de l’information et de la communication dans le développement durable ?

par Eberschweiler

Pablo Päster est un chroniqueur hebdomadaire pour TreeHugger.com et consultant principal en Environnement à Hara Software. Il s’interroge sur l’importance de l’accès aux TIC pour le développement durable.

En 2000, au Sommet du millénaire des Nations Unies, un ensemble d’objectifs de développement a été créé avec pour but d’améliorer quelques uns des problèmes sociaux, économiques et environnementaux les plus critiques du monde en développement d’ici 2015. Les huit objectifs sont :

• Objectif 1 : Éradiquer l’extrême pauvreté et la faim
• Objectif 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous
• Objectif 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
• Objectif 4 : Réduire la mortalité infantile
• Objectif 5 : Améliorer la santé maternelle
• Objectif 6 : Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies
• Objectif 7 : Préserver l’environnement
• Objectif 8 : Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

Lors de la réunion de l’Alliance mondiale des Nations Unies pour les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) et du développement (UN GAID) hébergée par le gouvernement d’Abu Dhabi, le rôle des TIC dans l’achèvement des objectifs du millénaire était le principal sujet de discussion. Les dignitaires, incluant son Excellence Cheik Nahyan Bin Mubarak Al Nahyan, le ministre de la Haute Education et de la Recherche Scientifique des Emirats Arabes Unis (EAU), des représentants des Nations Unies et Jeffrey Sachs de l’Institut de la Terre de l’Université de Columbia ont mis le doigt sur l’importance des TIC dans le développement durable.

Comment les TIC aident-ils à l’avancée du développement durable ?

Comme Jeffrey Sachs le souligne dans son discours, une des principales causes de pauvreté est l’isolement par rapport au reste de la communauté. L’accès à internet et aux réseaux mobiles peut permettre aux pauvres de part le monde d’accéder aux services bancaires, médicaux, et aux marchés.
Les stations météorologiques isolées peuvent être changée de location et être connectées aux réseaux mobiles pour ainsi permettre aux chercheurs de mieux étudier les impacts locaux et globaux du changement climatique.

L’importance de l’accès à internet

Fournir des ordinateurs aux étudiants dans les pays en développement, comme le fait le programme « un ordinateur par enfant », permet aux enfants en Ouganda de communiquer avec des enfants des Etats-Unis et même de travailler ensemble sur des projets de classe.
Le potentiel de telles interactions est inestimable. Apprendre à utiliser la technologie pour étendre l’horizon d’un enfant d’un petit village d’Afrique étend ses perspectives à l’infini. Pour les enfants du monde développé, les leçons à en tirer peuvent être très bénéfiques. Grâce à l’importance du transfert de connaissance, un réseau dédié aux informations, South-South News, a été installé pour aider à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement à travers l’utilisation de l’information, de la communication et de la technologie.

L’accès aux réseaux mobiles

En 20 ans seulement la majorité du continent africain a surmonté la fracture en matière d’infrastructures de communication en passant de zéro téléphone à un réseau mobile élargit.
Ceci a permis la diffusion rapide des services bancaires en ligne, permettant de sécuriser les transactions et les prêts aux petites entreprises. Un système se développant récemment est celui qui autorise les travailleurs médicaux de formation minimale de diagnostiquer facilement la malaria, d’obtenir des prescriptions et d’enregistrer des cas à l’aide de la technologie mobile. Les réseaux mobiles peuvent aussi favoriser la diffusion d’informations et permettre aux agriculteurs de choisir de meilleures pratiques d’irrigation et la fertilisation. Malheureusement, les coûts restent une barrière majeure à l’utilisation effective de la technologie mobile. Comme le suggère le professeur Graciela Chichinisky de l’université de Columbia, les pays africains devraient monétiser cette communication mobile très rentable pour investir dans des améliorations majeures des infrastructures.

Y’a-t-il des inconvénients à l’extension de l’accès aux TIC ?

Dans les faits, favoriser l’accès aux TIC auprès de 6 milliards de personnes n’est sans évoquer le cauchemar des e – déchets. Il y a un besoin certain de discuter des implications environnementales. Des systèmes doivent être mis en place pour permettre un recyclage efficace d’ordinateur et d’appareils mobiles. Il y a aussi de sérieuses considérations autour de l’impact des infrastructures, des réseaux cellulaires, des équipements de commutation téléphoniques et des équipements en serveurs et satellites. Enfin, on peut se demander si en plus de connecter les agriculteurs et travailleurs aux marchés, l’accès aux technologies de l’information et de la communication ne va pas aussi attirer le reste du monde vers un mode de surconsommation à l’occidentale.

Plutôt que de s’inquiéter des conséquences de personnes suivant les pas destructeurs de l’Occident, c’est de notre responsabilité de montrer l’exemple et de tendre la main vers nos sœurs et frères pour améliorer leur qualité de vie et soulager leurs extrêmes difficultés.
Les TIC, pour la première fois, rendent cela possible.

Pablo Päster, decembrer 6, 2010.

Traduit de http://www.treehugger.com/corporate-responsibility/what-is-the-role-of-ict-in-sustainable-development.html par Eberschweiler Clémence