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11 septembre 2008 | Imprimer cette page

Contribution au débat sur la "fracture numérique" : Problématique des infrastructures et des financements des TICs en Afrique

par Azimare DJOBO

Du 1er sommet SMSI de Genève (en 2004) jusqu’à ce jour, en passant par le sommet de Tunis (en 2006) les TIC n’ont pas cessé de faire parler d’eux.
Même si aujourd’hui d’autres problématiques (tels que le réchauffement climatique et la sauvegarde de l’environnement, ou celui de la vie chère liée à la flambée des prix des biens de 1ère nécessité) ont pris le dessus, la fracture numérique reste plus que d’actualité.
L’une des recommandations de SMSI est de réduire la « Fracture Numérique » entre les pays. Ceci en favorisant d’avantage l’usage des TIC dans les pays où il y’en à le moins : les « pays du sud », et en particulier sur le continent africain.
Le concept de la fracture numérique rappelle à première vue aussi d’autres initiatives à savoir :

• La réduction de la pauvreté
• Les plans d’action pour un accès à l’eau potable pour tous
• Le commerce équitable…

Mais à la différence des autres concepts, la « fracture numérique » ne doit pas être traitée seulement sous l’angle de « l’aide » mais plutôt comme une opportunité économique ou de développement social.

Ce texte, se veut une modeste contribution au débat sur la « Fracture Numérique » et le rôle des différents acteurs.
Que ce soit les ONG, les associations, société civile, fondations privées,
Associations de Professionnels, les Institutions Internationales, les Opérateurs Télécoms/Médias/ISP,... leurs actions sont diverses et variées : E-learning, télémédecine, télé-centre, infrastructure et équipements …
Mais le challenge majeur des TICs en Afrique reste celui des infrastructures qui impactent à la fois sur la connectivité du territoire et sur les prix des services vendus.

Dans un contexte où l’apport des collectivités locales est quasi inexistant, où les subventions externes sont trop limitées dans le temps pour entretenir des projets à long terme, l’aide publique et les subventions étrangères ne devraient-elles pas appuyer ou s’associer aux efforts des opérateurs ou acteurs économiques ?
A cet effet, une nouvelle démarche s’impose dans le mécanisme de financement des projets TICs

Dans le souci de trouver d’autres sources de financement des TICs, ne faudrait-il pas instaurer « une nouvelle taxe sur les contrats de marchés en Afrique » ? Une taxe qui pourrait être complémentaire au Fonds Mondial de Solidarité Numérique.

S’agissant de la diversité des acteurs, il faut renforcer la collaboration à différents niveaux.

- Une collaboration entre les associations et centre de recherche des TIC en Afrique, mais aussi
- Une collaboration entre les opérateurs à l’échelle nationale, régionale et ce à travers la mise en place des IXP et le développement des contenus hébergés dans le pays

Tous ces points n’auront d’impacts significatifs que si les TICs sont traités comme un enjeu national à travers un programme national piloté par les structures de l’Etat et relayé par les opérateurs et autres acteurs.
Cela suppose donc la création ou le renforcement de l’Organe National du TIC (ART ?) qui sera chargé de se poser les bonnes questions et de suivre les objectifs nationaux.

Cette contribution aborde tour à tour :

- le rôle que doit jouer l’Etat
- le défi des infrastructures
- les subventions étrangères et leur conjonction avec les investissements des Operateurs et ISP
- D’autres outils de financement des TICs,
- la nécessité de collaboration entre les Opérateurs et les réseaux de recherches des TICs en Afrique

Le dossier complet :