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30 juillet 2006 | Imprimer cette page

L ’Afrique ne manque pas d’eau !

par DE VARGAS CHARLENE

Le problème de l’eau en Afrique provient du manque d’investissement et de la mauvaise gestion de ce bien. Pour améliorer la situation, les gouvernements,les organismes aussi bien publics que privés et les ONG doivent avant tout collaborer pour le bien être des africains.

Il est possible de vivre sans nourriture , sans abri ou sans électricité pendant quelques jours, mais pas sans eau, et ceci surtout en Afrique où les ressources en eau ne sont pas abondantes.
Selon, les chiffres de la banque d’Afrique pour le développement, l’ Afrique est le continent qui a le plus bas taux de couverture en eau et en service sanitaire au monde. Seulement 62 % de ses 784 millions d’ habitants ont accès à l’eau contre une moyenne globale de 82%. Seulement 60% vivent dans des conditions sanitaires décents.

Il est évident que cette situation contribue grandement à la mauvaise santé générale de la population africaine : 50% des africains souffrent d’une des six maladies causées par la mauvaise qualité de l’eau. Selon « l’ atlas de la santé des enfants et de l’environnement » lancé le 23 juin dernier par l’Organisation Mondiale de la Santé, l’eau polluée est responsable de nombreuses maladies telles la diarrhée , le cholera, la dysenterie, le vers de Guinée, la typhoïde et les vers intestinaux , qui tuent plus de 8 million de personne par an chaque année.
Comme pour la plupart des indicateurs liés au développement humain en Afrique, ce qui ne compte que pour 10% de la population mondiale a une part disproportionné dans ce continent et représente un véritable fardeau.

En plus de cela, les enfants et les femmes passent de nombreuses heures à rechercher de l’eau plutôt qu’ à mener une activité leur rapportant de l’argent ou que d’aller à l’école.

Ironiquement, les ressources en eau renouvelable sont estimées à environ 5.400 milliards de mètre cube par an, dont a peu près 15% se trouvent sous terre. Cela correspond à 6.800 mètre carré par personne par an, ce qui représente une quantité plus que nécessaire pour répondre aux besoins quotidiens. Il est vrai que les ressources en eau sont caractérisées par une variabilité temporelle et spatiale extrême, avec une disponibilité plus grande autour de la région équatoriale et une plus grande rareté dans la ceinture du Sahara, dans l’ Afrique du Nord et dans la corne, avec en plus de nombreuses catastrophes naturelles ( inondations et de sécheresse) Mais le problème est que le niveau d’exploitation d’eau en Afrique est très bas avec environ 150milliards de mètre cube soit 3% du total retiré pour les foyers, l’agriculture et l’ industrie par an.
Le résultat est que près de 40% des plus de 300 million d’africains, pour la plupart des pauvres vivant aussi bien dans les milieux ruraux qu’urbains , n’ont pas accès à l’eau potable et à des installations sanitaires adéquates.

Moins de 30% du potentiel estimé des 45 millions d’hectares ou a peu près 6 pour cent de la surface cultivée en Afrique n’est pas assez irriguée alors qu’une étude montre qu’une bonne irrigation pourrait contribuer à une augmentation de 3.3% de la production de nourriture nécessaire pour atteindre une situation de sécurité alimentaire d’ici 2025.
En plus, l’énergie issue de l’eau ne compte que pour 4% de l’énergie produite en Afrique alors que le potentiel exploitable est estimé à peu près 1.4GW par an.
La pauvreté endémique, la croissance économique lente et le fardeau de la dette sont responsables du manque d’investissements dans le domaine de l’eau en Afrique.
D’autres entraves au développement de nouvelles sources d’eau sont les conflits internes et externes dus à la pauvreté, à la gestion inéquitable des ressources ainsi qu’à la mauvaise gouvernance et le manque de démocratie.

Les experts estiment que les économies des pays de la région progressent d’au moins 7% par an , le taux nécessaire pour que l’ Afrique atteigne l’objectif millénaire de diviser par deux la pauvreté d’ici 2015.Mais puisque l’eau reste une ressource clef pour assurer un développement durable et qu’elle constitue en elle-même un but du millénaire dans les 15 à 25 ans à venir, le groupe ADB a mis en avant les problèmes de la gestion des ressources en eau au travers d’initiatives majeures destinées à surmonter le challenge de combler les besoins vitaux en eau. La banque mondiale a fait de l’eau et de la salubrité des éléments essentiels pour sa stratégie de lutte contre la pauvreté , le secteur de l’eau devenant la pierre angulaire de son plan stratégique 2003-2007. De même, les remarquables initiatives en faveur de l’eau supportées par la banque mondiale ont aidé et influencé AWV (African Water Vision) et le développement de RWSSI ( Rural Water Supply and Sanitation Initiative) et ont joué un rôle majeur dans la préparation et la mise en œuvre du NEPAD ( New Partnership for Africa’s Development).Le groupe a aussi l’intention d’accueillir et de gérer la proposition d’une nouvelle organisation : AWF (African Water Facilities) , une initiative du conseil des ministres africains sur l’eau (AMCOW) . Pour couronner ces efforts, le groupe ADB a organisé la première semaine africaine de l’eau en juillet à Tunis pour promouvoir le développement des ressources d’eau sur le continent.

Encourager les partenariats autour des initiatives majeurs et permettre aux intervenants de communiquer et de partager leurs expériences, est le moyen le plus approprié d’accélérer l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires décentes. Plus de 300 participants représentants différents intervenants incluant les ministres africains, les chefs des associations donatrices, les ONG et le secteur privé ont été invité pour l’évènement sous le thème « construire un partenariat pour l’eau en Afrique »Ce serait un euphémisme que de dire qu’une telle initiative du groupe ADB aiderait à étancher la soif de millions d’africains appauvris et mourant de faim, même si le monde est confronté à plusieurs challenges dans d’autres secteurs qui méritent aussi l’attention. Comme tout les efforts pour le développement, tout les intervenants - gouvernements, mes secteurs publics et privés et les ONG - doivent mettre en commun les ressources et se mettre d’accord.

L’eau en Afrique http://www.afrik.com/dossier162.html

L’ Afrique ne manque pas d’eau http://www.afrik.com/article7143.html

Faits et chiffres : un apreçu des ressources en eau de l’ Afrique http://www.wateryear2003.org/fr/ev.php-URL_ID=4874&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

Les risques et paradoxes de l’eau en Afrique http://hist-geo.ac-rouen.fr/doc/fig/2003/04_pea.htm

La privatisation de l’eau en Afrique http://www.france.attac.org/a458

Les ressources d’eau en Afrique : perspectives, défis et réponses http://www.mediaterre.org/afrique/actu,20060323135726.html

Les maladies liées à l’eau
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/potable/maladEau.html

Les mamaldies dues a l’eau dans les pays du tiers monde
http://fig-st-die.education.fr/actes/actes_2003/virapin/article.htm