Accueil : Le développement durable : Environnement :

30 juillet 2006 | Imprimer cette page

L’ état de l’environnement en Afrique

par DE VARGAS CHARLENE

L’ Afrique est le continent qui produit le moins de gaz à effet de serre. C’est cependant lui qui en subit le plus les conséquences sur son environnement, au détriment de la santé de sa population.

L’état de l’environnement du continent africain est encore influencé principalement par la fort croissance démographique, l’augmentation d’une pauvreté chronique et les comportements à l’encontre de la protection de l’environnement, et ceci surtout quant il s’agit d’agriculture. Ces facteurs ont conduit au phénomène désormais connu de l’interaction population- agriculture- environnement. Il existe également d’autre facteurs néfastes à l’environnement en Afrique : ce sont les inégalités du marché international, le fardeau de la dette, l’ impact de la sécheresse et autres catastrophes naturelles et les politiques de développement inefficaces.

Les conséquences cumulées de tout ces facteurs sur l’environnement sont la dégradation intensive de la terre et des autres ressources naturelles. Les problèmes sont nombreux : désertification, perte de terres arables et vertes, diminution de la productivité du sol, perte de la biodiversité, pollution et diminution des ressources en eau naturelle et détérioration de la qualité de l’air, et ceci surtout dans les espaces urbains. Dans les villes, cela a encore plus d’implications sur la nourriture, le management des ressources naturelles, la santé des personnes et sur les efforts faits pour éradiquer la pauvreté.

Le nombre important d’habitants en Afrique ( estimé à 790.4 million en 2005) et sa forte croissance démographique exercent une pression importante sur les ressources naturelles du continent. Le nombre d’hectare par personne est passé de 0.6 en 1961 à 0.21 en 2005.La majorité de la population est pauvre et dépendante des ressources naturelles, aussi bien pour la nourriture que pour l’eau, l’énergie et autre besoins vitaux. A cause de la pauvreté chronique, les agriculteurs sont incapables de mettre en œuvres des campagnes d’agriculture intensive qui nécessite des intrants conséquents ou tout autre mesure visant à améliorer la productivité du sol. La seule alternative dont ils disposent est d’utiliser le sol jusqu’à son épuisement total.

La dégradation des terres se retrouve sur tout le continent et constitue un problème majeur. Près de 500 million d’hectares sont dégradés ou considérés comme très dégradés. Ceci est aussi bien lié à la pression démographique qu’à une mal utilisation des terres, le manque de moyen pour la cultiver correctement et la sécheresse. La dégradation des terres mène à une intensification du phénomène de désertisation et à la perte des terres arables. Un environnement dégradé produit moins de nourriture, rend les produits de combustion naturels plus rares, réduit la résistance des écosystèmes et , ainsi, rend le phénomène de malnutrition plus grand encore et accentue la fragilité des personnes face aux maladies.

L’ Afrique a héritée d’une riche diversité, avec plus de 50 000 espèces de plantes différentes, 1000 mammifères et plus de 1000 sortes d’oiseaux. Malheureusement, un pourcentage important de cette grande diversité est soit en danger soit menacé d’extinction. L’ Afrique possède 5 des 25 plus grands problèmes de biodiversité du monde, dont celui de la Guinée où vivent la moitié des mammifères répertoriés de la planète. Il y a un nombre critiques d’ espèces d’animaux en danger dans toute l’Afrique, la situation étant très grave également en Tanzanie ( 50 mammifères, 27 oiseaux et 162 plantes) et à Madagascar ( 43 mammifères, 33 oiseaux et 263 plantes). Le Congo et la Côte d’ivoire sont aussi des pays ou la biodiversité est gravement en danger. La plupart des forêt tropicale sont menacées.1% de la surface de cet espace est détruit par an.

Bien que le continent soit pourvu d’abondance ressource en eau , la plupart des sources ne sont pas exploitées. Ainsi les populations ne peuvent pas y avoir accès A peu près 65% des populations rurales n’ont pas accès à des sources d’eau potable et 73% de ces personnes n’ont pas d’ installation sanitaire décentes. La situation n’est pas mieux en ville où 25 et 43 % de la population n’a , respectivement, pas accès à l’eau et à des installation sanitaires décentes. On estime qu’en 2025, 690 millions de personne vivrons soit dans des conditions où l’eau sera rare ( 230 millions) soit dans une situation de stress hydraulique ( 460 millions) à cause du manque de développement de projets pour avoir accès aux sources d’eau.

La pollution de l’eau provient du mauvais traitements des déchets. L’ activité agricole et industrielle vient aggraver le problème de la rareté de l’eau. Les pays comportant de nombreuses sources d’eau ( Nigeria, Cameroun et Botswana) courent également le risque d’ une conversion de leur eau potable pour la production agricole ou d’autres planifications comme la construction de barrage sur les rivières. La façon dont les terres humides sont traitées a des coûts écologiques et socio-économiques sur tout le continent.

En plus de l’épuisement des ressources en eau, les zones maritimes et côtières sont elles aussi menacées. L’environnement côtier et maritime africain abrite une large gamme de types d’habitat où vit une riche biodiversité d’une grande importance écologique et économique. Cependant, ces ressource ont été exploitées pour subvenir aux besoins des êtres humains. Les demande en constante augmentation ont entraînées une exploitation de ce milieu , menant à la dégradation de ses ressources, aussi bien quantitativement que qualitativement.

Comparé aux pays industrialisés , à savoir l’Europe et els Etats -Unis, l’ Afrique ne contribue presque pas au changement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre sont basses que ce soit de façon globale que par personne. Seulement 5 pays sont principalement responsables des émissions de l’Afrique. L’ Afrique du sud est de loin le plus grand producteur , étant responsable de 39% du total émissions de l’Afrique. 42% du CO2 provient de l’ Algérie, de l’Egypte, de la Libye et du Nigeria combinés. La Libye ( 1.88) et l’ Afrique du sud ( 1.98) sont les seuls pays africains qui dépassent le taux moyen mondial d’émissions de gaz à effet de serre qui est de 1.13 tonnes de carbone par an.

Malgré cela, le continent est considéré comme celui le plus touché par les effets des changements climatiques car l’ Afrique est le continent qui dispose du moins de ressources pour mettre en place des mesures préventives pour pallier les effets d’un climat extrême. Les catastrophes naturelles et les maladies liées au climat et à l’environnement sont de plus en plus fréquentes. L’impact de la sécheresse, des cyclones, des inondations et des feux de broussailles ont plongé des millions de personnes, et ceci surtout dans la corne de l’Afrique et dans le sud du continent. La malaria, le cholera et les autres maladies infectieuses sont aussi en augmentation. Ceci est le résultat , entre autres, du changement climatique, de la détérioration de l’eau et de la qualité de l’air et du mauvais management des ordures en villes. Le nombre de personne touchées par la malaria augmente par exemple dans les territoires où le virus était jusqu’ici inexistant. De la même manière, les maladies que l’on pensait désormais sous contrôle, comme la tuberculose, ont réapparues et le nombre de victimes augmentent rapidement, causant plus de 3 millions de morts par an.

L’incapacité des pouvoirs publics des villes à fournir les installations basiques, comme celle de l’évacuation des eaux usées, et à gérer les ordures ménagères et industrielles est un problème majeur. La qualité de vie des africains vivant en milieu urbain s’est aggravée depuis les années 90, et ceci surtout dans les quartiers dont l’expansion demeure spontané, informel et non planifié. La pollution et la puanteur y sont chose commune.

En conclusion, l’environnement en Afrique subit actuellement de nombreuses détériorations. Pour corriger ceci, le problème doit être pris à sa racine. Des actions doivent être menées dans 4 secteurs :
· Transformer le secteur agricole pour le rendre plus productif
· Sauvegarder les ressources naturelles
· Continuer le développement socio-économique pour éradiquer la pauvreté
· Réduire la croissance démographique

Bulletin sur l’environnement en Afrique
http://www.ecofac.org/Canopee/_CanSomNum.htm

Rapport sur l’Etat de l’environnement en Afrique de l’ouest
http://www.nesda.kabissa.org/Publications.htm

Les politiques environnementales en Afrique http://www.univ-pau.fr/RECHERCHE/CREPAO/pdf/ppe_pub.pdf

Le centre pour l’environnement et le développement
http://www.africa-environment.org/